Boycott

1948 : création de l’Etat d’Israël qui conduit à une expulsion massive des habitants de la Palestine.

1967 : achèvement de l’occupation de la Palestine par l’armée israélienne.

Depuis 1967, annexion de Jérusalem-Est, du Golan syrien et annexion rampante de la terre palestinienne par l’extension de la colonisation et la construction d’un mur qui empiète encore sur les territoires occupés depuis 1967 et tend à les faire passer pour terre israélienne.

Depuis 1993 (Accords d’Oslo) jusqu’à aujourd’hui (conférence d’Annapolis) en passant par la feuille de route préparée par un quatuor (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) censé définir les conditions d’un règlement du conflit entre Israéliens et Palestiniens, les processus de paix se succèdent sans pour autant annoncer la moindre solution, comme si l’objectif d’un tel processus était de ne pas aboutir.

En 2005, après la victoire du HAMAS aux élections palestiniennes, des mesures de rétorsion sont prises par Israël et ses alliés, qui vont entraîner une dégradation importante des conditions de vie des Palestiniens.

Toujours en 2005, le retrait unilatéral de Gaza par les colons et l’armée israélienne n’aboutit qu’à transformer la bande de Gaza en une vaste prison à la merci de l’armée israélienne, d’autant plus que les Gazaouis sont soumis à un blocus implacable.

Pendant ce temps, l’occupation continue et la colonisation s’accroit en Cisjordanie, rendant de plus en plus improbable la constitution d’un Etat palestinien viable. Les opérations militaires israéliennes contribuent à la destruction de la Palestine, ce qui ne peut que bloquer tout processus dit “de paix”.

En Israël même, la discrimination se poursuit contre les Palestiniens d’Israël, ceux qui n’ont pas été expulsés en 1948 et qui, bien que possédant la nationalité israélienne, constituent pour l’Etat d’Israël la partie indésirable de sa population, qui ne jouit pas des mêmes droits que les Israéliens juifs ou supposés tels.

Quant à ce que l’on appelle “la communauté internationale”, c’est-à-dire les Etats occidentaux et leurs alliés, elle laisse faire une politique israélienne qui considère que le droit international  doit s’effacer devant les intérêts de l’Etat d’Israël.

C’est contre cette politique israélienne et contre le silence, voire la complicité de la “communauté internationale”, qu’une coalition de 171 organisations palestiniennes a appelé en 2005 à une campagne de BDS : “boycott, désinvestissement, sanctions” <http://campagneboycott.blogspot.com/2009/01/appel-de-la-socit-civile-palestinienne.html> à l’encontre d’Israël,  campagne soutenue par de  nombreuses organisations, dont des anticolonialistes israéliens. <http://www.labournet.net/world/0901/bds7.html>

Cette campagne qui se veut non-violente, a pour objectif de faire connaître la réalité de la politique de l’Etat d’Israël à l’encontre des Palestiniens et d’en démasquer l’injustice aux yeux du monde. Elle vise à manifester une opposition résolue à cette politique et à contribuer à y mettre fin. Elle prend pour exemple la campagne de boycott contre l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid, campagne qui a contribué au démantèlement de l’Apartheid.

Rappelons que le boycott est l’arme principale de la société civile dans tous les pays, arme non-violente si l’on veut, mais arme décisive. En même temps qu’elle déstabilise ceux qui perpétuent l’injustice, elle renforce la conscience de ceux qui pratiquent le boycott dans une action au jour le jour qui peut faire beaucoup d’émules


Comme le déclare l’appel des organisations palestiniennes pour le BDS, cette action doit être maintenue jusqu’à ce que “l’Etat d’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international” ce qui implique :

  • la fin de l’occupation et de la colonisation et le démantèlement du Mur ;
  • la reconnaissance des droits des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ;
  • le droit des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme le stipule la résolution 194 de l’ONU.


Cette campagne comporte :

un volet économique (boycott consommateurs). Refus d’acheter les produits israéliens : fruits et légumes (Carmel, Jaffa, Agrexco), médicaments génériques (Teva), produits dont le code barre commence par

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un volet universitaire, un volet culturel et un volet sportif : Actions contre les initiatives institutionnelles, les invitations officielles, tout en prenant en considération les positions prises à l’égard des Palestiniens par des intervenants israéliens invités dans d’autres pays, que ce soient des universitaires, des intellectuels, des artistes ou des sportifs.

Devant le refus israélien de reconnaître les droits des Palestiniens, devant la politique de destruction systématique de la société palestinienne, devant la complicité de la “communauté internationale”, nous appelons à un boycott d’Israël.

Nous nous référons en cela non seulement au rôle du boycott de l’Afrique du Sud dans la victoire sur l’apartheid mais nous affirmons en même temps que les juifs du monde ne sont pas tous solidaires de la politique israélienne. Il est fondamental de démontrer que la solidarité internationale avec les Palestiniens pour leurs droits n’a rien à voir avec les appartenances ethniques ou religieuses.

Nous adhérons aux arguments exprimés par Naomi Klein en janvier 2009. Elle explique qu’après de nombreux appels au dialogue, Israël ne pratique que la violence de l’occupation, la discrimination et la criminalité. Elle présente le boycott comme une tactique et non une fin en soi, rappelant que désormais des Israéliens aussi réclament ce boycott, conscients que c’est un bon moyen d’affaiblir l’économie de ce petit pays qui repose largement sur l’exportation.

Ça suffit ! Le temps du boycott est venu


http://www.protection-palestine.org/spip.php?article6837

charte IJAN en français : http://www.ijsn.net/atranslation/234/ 

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